Archive de la catégorie ‘3°) Construction’

Nouvelles photos du pont et du cockpit

Mercredi 30 novembre 2011

 

Voici des photos prises pour l’article du Chasse Marée n°236. Une vue d’ensemble…
Nouvelles photos du pont et du cockpit dans 3°) Construction minipont

Et une vue du cockpit avec l’évent des ballasts à droite, le compas et les manoeuvres de commande de la drisse de spi (en haut) et du bout-dehors rétractable (en bas). On remarque, derrière, le palan 6 brins et les retours au cockpit. A gauche, on distingue le couvercle de puits de dérive tribord et son dosseret courbé, ainsi que le rangement des avirons sous les passavants.

minicockpit dans 3°) Construction

Détails d’accastillage

Samedi 28 mai 2011

En bleu, la bastaque pour tenir le mat sous spi ; Le gros rouge c’est l’écoute de spi (1 seul taquet pour les 2). Les deux petits rouges sont les manoeuvres de montée, descente de dérive.

Détails d'accastillage dans 3°) Construction m9platbord

Voici le safran avec sa tête en carbone et sa lame en lamellé/collé d’acacia et d’angélique.

l9safran dans 3°) Construction

Voici la barre et le stick.

m8barre

Celui-ci peut se bloquer en position droite pour servir de rallonge de barre.

m1barre

Et voici le support de compas et les taquets de drisse/d’amure de spi (en haut) et de sortie du bout dehors (en bas). on distingue également le palan 6 brins d’amure de misaine.

m2compas

 

Et voici le coffre, la pompe, et les vannes de ballast.

 

m3coffre

 

Et voici le système d’écoute de GV avec la bordure et les ris.

m5ecoutegvCeux-ci sont en continu : un seul bout pour l’arrière et pour l’avant. L’amure traverse le pont via une estrope, et est reprise par le palan 6 brins, vu plus haut.
m6piedmat

Et pour terminer, la drisse de GV, le rocambeau, et la manille souple. Ce système ne convient pas. Il faut que je resserre le rocambeau, il est trop large. Et je dois raccourcir la manille souple, pour rapprocher le point de drisse du mat. C’est mon prochain boulot.

 

m7drissegv

 

On termine !

Samedi 14 mai 2011

Bon, ça commence (quand même…) à se tirer !

Au menu, j’ai terminé les dérives : installation des patins de friction qui prennent appui sur les rail en inox (voir plus bas…)

On termine ! dans 3°) Construction l3derivefinie1On voit également les paliers à roulement à bille: comme les dérives seront alternativement montées et descendues à chaque virement, j’ai choisi de réduire au maximum les frottements.

l4derivefinie2 dans 3°) Construction

Gros plan sur les gorges ménagées pour laisser passer les bouts de descente/relevage, et sur le montage des axes, fixes, sur étriers, pour éviter d’avoir à percer les puits de dérives.

l5derivefinie4
Et voici les dérives en place dans leur puits : au passage un petit coup d’oeil sur la peinture… pas vraiment réussie, on en reparlera… J’ai fait une butée en Sikaflex pour amortir la sortie de la dérive, en bout de course.

l6deriveenplaceNe reste plus qu’à coller les lèvres de puits de dérive. On voit le profil asymétrique, et également le vide-vite en place.

l8deriveenplace

Voilà les deux dérives dans installés, ainsi que la bande molle, sur la quille, et les deux petites quilles d’échouage qui protègeront les clins et les puits de dérive des chocs et du ragage.

l7deriveenplace

Un petit bilan ?

Dimanche 17 avril 2011

Un petit bilan juste avant de terminer. Et pour commencer, le bilan financier.
Un petit bilan ? dans 3°) Construction l2bilan

Il ne prend pas en compte l’outillage (qui sera de toute façon réutilisé), et les consommables (pinceaux, rouleau, papier de verre, gants…) dont on fait une consommation importante. Je conseille de les acheter en grosse quantité au début de construction, pour avoir des tarifs plus intéressants.

La construction amateur est-elle intéressante financièrement ?

Oui, si l’on considère qu’elle permet d’étaler les dépenses sur plusieurs mois, voir années.

Oui, si l’on compare à un modèle neuf équivalent. Un Seil coûte 15 000 € tout nu (sans remorque ni matériel de sécurité).  Une autre production équivalente est le Youkoulili, proposé à peu près au même tarif.

Oui et Non, si l’on compare à un bateau d’un programme similaire, construit en polyester ou pire, en polyéthilène, par un grand constructeur. Le Topaz Omega (4,70×1,88, 140kg, 14 m² au près + 14, 6 m² de spi) est proposé à 10750 €, le Laser Bahia, (4,50,mx1.80, 110 kg,  14 m² au près + 14 m² de spi) coûte 7500€, là encore, sans remorque ni matériel de sécurité. L’intérêt est de pouvoir naviguer tout de suite… L’inconvénient est de naviguer sur un tuppeware…

Non, si l’on compare avec une construction amateur similaire en occasion.

Et le temps passé ?

Et bien, cela m’aura pris 3 ans et demi… pffffff, ça fait long, alors que j’avais prévu 1 an et demi au départ. L’architecte prévoyait 300 heures pour une coque nue prête à finir. J’en ai passé environ 450 heures. Pour expliquer l’écart, il faut dire que j’ai choisi à chaque fois les solutions les plus complexes : Ballasts avec système de pompe de remplissage/vidange, cockpit auto-videur, doubles dérives asymétriques, bout-dehors rétractable… et j’ai également réaliser une construction particulièrement soignée : pas un recoin sans ses 3 couches d’époxy, ballast peints, enduction soigneuse de tout les zones non accessibles. Je voulais un bateau durable.

Ensuite, les finitions ont été longues, au moins 250 heures.Là, j’ai fait preuve d’un peu trop de perfectionnisme, pour un résultats pas parfait : il a fallut souvent faire, défaire et refaire jusqu’à ce que cela me convienne. Sur ce point, j’en dirai un peu plus bientôt.

Le total d’heure n’est pas très impressionnant, mais le constructeur amateur ne doit pas tout sacrifier.

La première année, j’ai réussi à consacrer une journée par semaine à la construction pour environ 180 heures.  J’ai passer l’automne à préparer le garage (rangement, aménagement), à réaliser le bâtis de construction, puis à découper les pièces. L’hiver à été passé au chaud à équiper les cloisons, le printemps à monter l’ossature et à border la coque.

Les vacances d’été ont été consacrées aux vacances avec femme et enfants et à la réalisation d’une salle de bain dans la maison, à la demande insistante de madame. Il faut savoir ménager les besoins de l’autre pour préserver le couple.

La deuxième année, je n’ai pu travailler qu’en pointiller, pour cause d’hiver froid (le garage n’était pas chauffé). J’ai du consacrer environ 50 heures : piscine et ski avec les enfants à passer le reste du temps libre. Pendant l’été, j’ai réalisé le pontage et le lattage courbe (150 heures). C’est joli, mais ça été long et une vrai galère.

La troisième année, j’ai « travailler plus pour gagner plus » histoire de constituer un petit matelas pécunier en cas de chute… cet hiver, le froid, le ski…

Mais ça commence à tirer à ça fin, et sans bobo familiale et professionnel, et ça je crois que c’est le plus important

J’ai aimé, j’ai pas aimé…

J’ai aimé : la conception, le dessin et la découpe des pièces, leur ajustement, le travail du bois massif, les cogitations sur les solutions techniques et l’accastillage. Je ne regrette pas de ne pas avoir choisi un kit prédécoupé, cela m’aurait privé d’une bonne partie du plaisir.Voir le bateau se former progressivement : en plus, il est beau.

J’ai pas aimé : l’époxy (prendra, prendra pas ?), les collages, le ponçage, le ponçage, le ponçage… et les finitions dans l’ensemble. La perfection n’existe pas mais j’ai du mal à m’en persuader. Les « surprises », les petits trucs qui te font perdre un temps fou si t’avais su à l’avance. Mais il faut bien apprendre…

Je me lancerai certainement dans une prochaine construction, mais en bois massif cette fois.

 

 

 

Plaque de nom

Mercredi 12 janvier 2011

C’est Dame Morgane, de la troupe d’animation des Loups de Ravel qui a calligraphié le nom, lors des médiévales de Roquebrune-sur-Argens, à l’été de l’an de Grâce 2010. J’ai juste compliqué quelque peu la majuscule,  et modélisé les initiales du port d’attache et pour le reste, je n’ai rien touché.

Plaque de nom dans 3°) Construction selenorcaroline

 

Je remercie chaudement Luc, qui m’a gravé la plaque en orme.  Je vous laisse admirer les magnifiques outils et le non moins magnifique savoir-faire de Luc, un artisan charpentier, ébéniste et sculpteur sur bois comme on en fait plus. Chapeau l’artiste

k9plaquenomluc dans 3°) Construction

Il a également rédiger un premier roman, premier, car d’autres devraient suivre, édité et téléchargeable gratuitement ici. Voici ces deux blogs : l’un sur son travail de charpente, d’ébénisterie et de sculpture sur bois, l’autre sur la construction d’un knorr en pin massif à clin, en version « maquette » et en version « vraie grandeur ».

l1plaquenomluc

En attendant la chaleur…un support de compas en carbone !

Lundi 20 décembre 2010

Et bien, oui, avec 0°C dans le garage, difficile de faire le peu d’époxy qui reste… Alors on s’occupe.

En attendant la chaleur...un support de compas en carbone ! dans 3°) Construction k7supportcompas

J’ai fabriqué un moule à partir d’une caisse de Bordeaux : un coup d’enduit époxy, ponçage, puis collage d’un Venilia enduit de cire. Ensuite, on stratifie. 2 couches de carbone, une couche de feutre, 2 couches de carbone, puis un tissus d’arrachage, deux tours de film micro-onde et hop, c’est fait !

k8supportcompas dans 3°) Construction

A gauche, le compas, à droite le taquet de drisse de spi… la prochaine photo en situation !

Rousture ou surliure ?

Lundi 8 novembre 2010

 

J’ai réaliser la rousture, ou plus simplement la surliure sur la vergue, qui permet à la fois de la protéger des frottements contre le mât, et d’attacher la drisse. Ce serait un fourrage si sous la surliure avait été glissée des lattes, appelées jumelles, destinées à renforcer l’espar, et une rousture si elle avait lié ensemble 2 parties, comme les antennes des gréements latins.

J’ai utilisé 10 m de polypropylène de 6 mm, qui résistent à 600 daN. J’ai commencé par réaliser une épissure autour d’une cosse inox, puis j’ai réaliser une « surliure à la voilière » dissymétrique.

Un site à consulter sans attendre :  http://www.lesnoeuds.com/noeuds_marins.html
Rousture ou surliure ? dans 3°) Construction k6rousture1

Les finitions n’en finissent pas (un peu quand même…)

Samedi 30 octobre 2010

Pouah, c’est difficile, de courir après la perfection… qui court cependant un peu trop vite, m’enfin…

Alors voilà un aperçu du pont.

Les finitions n'en finissent pas (un peu quand même...) dans 3°) Construction j8vuedupont

Le fond du cockpit est habillé de lattes de mélèze. Noter l’emplacement des avirons, qui s’escamotent intégralement sous les plats bords, avec la cale adéquat à l’arrière. Au fond, les vannes et la pompe à ballast. Il faut encore vernir les bois nus et peindre le fond en crème (le blanc est déjà laqué).

k1cockpit dans 3°) Construction

Un gros plan (flou, désolé) sur les couvercles des puits de dérives, avec un dosseret cintré et dans l’exact prolongement de l’hiloire. C’est particulièrement ergonomique et confortable pour le dos, lorsqu’on est assis au fond du cockpit, et pour les mollets, quand on est au rappel. Notez les chants des cloisons habillés avec des lattes de bois massif, qui resteront vernies. C’est esthétique, et ça protège le talon d’Achille du CP.

k2puitsderive

Un petit zoom sur l’aménagement des plats bords, avec son liston élargi pour le confort au rappel, les toletières, les cales pour les poulies de spi et de bastaque, à gauche, et pour les taquets, à droite. Notez que j’ai prémonté l’accastillage, puis j’ai percé un mm plus gros que les vis,  pour pouvoir ensuite bien imbiber les trous  d’époxy : il n’est pas rare de voir un noircissement autour des vis, lié à la pénétration d’humidité. Le bout vert est la manoeuvre pour remonter la dérive, qui passe à travers un tube : Ainsi, les puits sont totalement étanches : pas de risques de remplir le cockpit, quelque soit la gite.

 

k3platbord

 

Et voici les vannes et la pompe des ballast. 2 ballast (les 2 vannes de gauche), que l’on peut remplir et vider avec la même pompe. : ci dessous en position remplissage du ballast 1…

k4vannesballastremplissage

… Et en position vidages du ballast 2…

k5vannesballastvidage

Me demandez pas comment ça marche, c’est juste extrêmement compliqué…

Fabrication des dérives et du safran

Vendredi 29 octobre 2010

Le contre plaqué présente la moitié des fibres dans le bon sens, et l’autre moitié à 90°. Or, les efforts sur le safran et les dérives sont essentiellement concentrés dans le sens longitudinal.

 

Le safran et les dérives sont donc fabriqués en lamellé / collé. Le bois utilisé doit être raide. Le plus raide parmi les essences de la région est le robinier qu’on appelle couramment l’acacia. Il m’a été fourni par la scierie Genoulaz à Coise Saint Jean Pied Gauthier. J’ai fait tailler des tasseaux de 27 x 30 mm pour le safran et de 27 x 40 mm pour les dérives.

 

Fabrication des dérives et du safran dans 3°) Construction d3lattes

 

Le safran a été collé à l’époxy pur sous presse. Les essences utilisées sont l’acacia (couleur jaune),  en alternance avec de l’angélique (brun rouge) dont il me restait quelques chutes des planches que j’avais ramenées de Guyane.

 

La température était un peu limite, et le durcissement a été extrêmement lent… j’ai laissé 18 heures sous presse, puis j’ai poncé et découpé la forme à la scie sauteuse.

 

d3safran dans 3°) Construction

 

J’ai fait un essai de décollage au marteau, ça tient…

 

Pour les dérives, j’ai d’abord réchauffé la résine sur un radiateur, et j’ai également réchauffé les dérives près du poêle quelques dizaines de minutes avant le collage, et la prise a été nettement plus rapide.

 

drivecolle

Ensuite, il va falloir réaliser le profil du safran un NACA Gu2 au sommet, puis rapidement un NACA 0012 vers le bas. Pour les dérives asymétriques, j’ai opté pour un NACA 63A608 cabré de 3°, qui présente le meilleur rapport portance / trainée.

profilssafrandrive

J’ai tiré les profils en vraie grandeur, puis je les ai découpées dans du contreplaqué ordinaire de 12 mm. Les profils serviront de guide à la défonceuse.

e9profils En haut, le profil GU2, en bas le NACA 0012. En bas, les profils sont installés sur le safran. Ils sont simplement agrafés. Si les agrafes dépassent, je les arase avec un petit coup de ponceuse à bande.

f1profilenplace

f2dfonceuse

Ensuite, on pose la défonceuse, et on règle la profondeur : La fraise doit affleurer à l’endroit le plus épais du profils. Ensuite, on attaque.

f3dbut

f4suite

On déplace les profils l’un après l’autre, la largeur doit être suffisante pour que le plateau de la défonceuse repose bien quelque soit la position de la fraise. Au passage, il est inutile de trop insisté en avant du profil, et le terminer à la ponceuse.

f5suite

Ensuite, on enlève les marches à la ponceuse à bande. Il y a une autre méthode pour supprimer les marches, mais je vous montrerai ça avec le profilage des dérives.

f6safrantermin

Et voilà le travail. Encore un peu de mise en forme et le safran, à droite et les 2 dérives assymétriques sont terminées… un petit boulot, quand même…

f7drivesafran

Et voici la tête de safran en sandwich carbone, fait maison !

j9ttedesafran

A gauche le « plug », c’est à dire le moule femelle. Il a été recouvert de vinyle autocollant, puis ciré. Ensuite, 3 couches de carbone biaxial, 2 épaisseurs de feutre, puis à nouveau 3 couches de biaxial. Ensuite, j’ai recouvert d’un film microperforé, d’un bidim, et hop, dans un sac poubelle noir, en plein soleil. J’ai fait le vide à l’aspirateur « eau et poussière », qui a tourné sans broncher pendant une heure, puis démoulage. Voilà du carbone cuit sous vide, en mode démerden sie sich !

Je vais quand même rajouter un petit tissus supplémentaire, uniquement pour l’esthétique.

Espars et gainage cuir !!!

Jeudi 15 juillet 2010

Désolé de ne pas vous avoir tenu au courant depuis un moment, mais après la gestion d’un décès dans la famille, puis l’hiver avec les joies du ski et de la piscine avec les enfants, puis le printemps et un stupide accident du travail (dont les séquelles se font encore ressentir…), la mise à l’eau devrait pouvoir se faire bientôt. Je termine actuellement le travail sur les espars

Voici la bôme et la vergue. Ce sont des portions de mat de planche à voile Gunsail C100 / 35 IMCS / SDM / Constant Curve. La vergue est biconique : j’ai manchonner deux haut de mat coniques. Les tubes carbones se recouvert par un adhésif vinylique imitation bois. Les parties foncées sont gainées en cuir.

Espars et gainage cuir !!!  dans 3°) Construction j2bomevergue

Et voici le mat. Il est composé de 2 tubes en carbone pultrudés de chez Structil, manchonnés. Il font 60 / 52 mm de diamètre (donc 4 mm d’épaisseur), pour une longueur de 2 x 2.90 m = 5,80 m.

j5mat dans 3°) Construction

Voici la tête de mat, gainée cuir, avec la sortie de drisse de G.V., le clam qui sert de hook en tête de mat (Je me suis inspiré de l’accastillage du Melges 17),  la poulie de spi, un pontet à un trou pour que la drisse de spi ne se prenne pas les pieds dans le hook de G.V., et les 2 poulies de lazy jack.Il manque encore les deux attaches de bastaques, pour tenir la tête de mât sous spi. Le tout est popé avec rondelle inox à l’intérieur du tube, boulonné, ou vissé.

j7tetedematPour la vergue, la voilà en place sur la voile.

j3verguejpg

Pour éviter de percer la vergue j’ai confectionner des capuchons en sangle, que nous faisions déjà il y a 20 ans, sur nos voiles de planche. On remarque le point de couture utilisé.
j4dtailvergue

Pour le gainage, j’utilise des chutes de cuir de taurillon « clémence » couleur café, déclassé de chez Hermès ! La méthode est la suivante : je prend les diamètres avec un mètre de couturière, et les reporte sur le cuir. Je découpe au cutter, puis je marque les points à la règle et au stylo. On peut également utiliser une fourchette ou un un outil spécifique, une sorte de roulette à pointe. Ensuite, on perce avec l’alêne en losange. Comme on le voit sur la latte, le trou est aplati. Le plat doit être parallèle au bord. Le fil est un fil poissé spécial de chez Tranchant à Belley.

j1travailducuir

Ensuite, je fais une couture en croix à deux aiguilles qui permet de bien serrer le cuir autour du tube, sans festonnement. D’une part, je trouve ce point très esthétique, et en plus le fait  d’utiliser 2 aiguilles le rend très solide : si un fil casse, l’autre tient le temps de la réparation. Et puis il est auto serrant, ce qui est confortable pour les coutures longues.

Voilà ce que ça donne :

j6cuirdetail

 

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